Avoir ou ne pas avoir


Il y avait
cette promesse de se revoir
et la douceur rose de ton pull de laine fine

Il y avait
ce crépuscule hasardeux
et ta démarche qui ébranlait l’horizon
et sur les ponts des bavardages
les coups de vent de nos désirs

Et puis…
les calligraphies crépusculaires
de nos ivresses se sont unies
volubiles et automnales
d’avant le long sommeil

Il y avait encore…
ce mâchouillage d’une page écornée
de ton agenda
et l’empreinte de l’encre nuage gris
d’un trait sur notre dernier rendez-vous

Il n’y aura plus
les bateaux de tes questions
dans le port bourdonnant
de toutes mes fuites

Il n’y aura
que les refus
que la soif
ces petits riens
que le silence encore humide
de ce mouchoir tombé à mes pieds
à jamais sceau de ton absence

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